On ne reste pas 11 ans à la tête d’une région aussi stratégique que le Littoral sans la haute confiance de l’État et sans résultats concrets sur le terrain. Pourtant, depuis quelques semaines, le gouverneur Samuel Dieudonne Ivaha Diboua fait l’objet d’une campagne d’attaques répétées qui brouille l’essentiel : faire avancer la région. Les détracteurs n’ont vraiment pas de sommeil au regard des exploits remarquables qu’il présente sur le terrain de l’action administrative.
11 ans de stabilité au service du Littoral
Nommé à la tête de la région du Littoral depuis 2015, le gouverneur est aujourd’hui l’un des chefs de circonscription administrative les plus anciens en poste au Cameroun. Cette longévité n’est pas anodine. Elle traduit une continuité voulue par la hiérarchie, gage de stabilité dans une zone qui concentre plus de 30% de l’activité économique nationale et des enjeux sécuritaires majeurs. En 11 ans, le Littoral a connu des crises, des mutations urbaines rapides, des défis liés à l’insalubrité, à la mobilité et à la sécurité. Gouverner dans cette partie du pays, ce n’est pas gérer un bureau mais plutôt c’est coordonner au quotidien l’action de l’État, arbitrer, anticiper et apaiser. Et cela demande du temps, de la constance, et surtout de la sérénité.
Critiquer oui, paralyser non
La critique est un droit et un devoir démocratique. Mais il y a une différence entre demander des comptes sur des faits vérifiables et entretenir une polémique permanente qui paralyse l’administration. Aujourd’hui, pendant que certains s’acharnent sur des rumeurs, sur des fake news, sur des manipulations de l’opinion publique, des dossiers prioritaires attendent notamment l’assainissement de la ville de Douala, la sécurisation des marchés, fluidité du trafic, encadrement des activités portuaires. Chaque énergie dépensée à répondre aux attaques est une énergie qui ne va pas à ces urgences.
Laisser l’administration faire son travail
Les mécanismes de contrôle existent : hiérarchie, inspection générale, justice. Ils sont faits pour cela. Le tribunal médiatique, lui, ne remplace ni l’enquête ni la procédure. Le Littoral a besoin de stabilité pour garder sa place de poumon économique du pays. Les investisseurs, les opérateurs économiques et les populations ordinaires attendent des actes, pas des polémiques. A ceux qui multiplient les sorties hostiles, il faut rappeler une évidence : on ne construit pas en tirant sur l’arbre qui tient la maison debout. Si vous voulez le bien du Littoral, apportez des propositions, des solutions, des faits. On ne sert pas une région en empêchant son administrateur de travailler. On la sert en lui laissant l’espace de le faire. Après 11 ans de commandement, le gouverneur du Littoral mérite au moins cela : la possibilité d’achever les chantiers en cours sans être constamment ramené à la défensive.
Serge Nna

